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L'indépendant du lundi 5 juin 2000

C'est sur les cimaises de l’Institut français de Barcelone, succédant à Pierre Alechinsky et à Tapies, que Julien Bernabé a créé l'événement durant la dernière quinzaine de mai, en présentant le fruit de ces dernières " réflexions ", vingt et une huiles sur toile sur un thème qui lui est cher : l'eau.

L'eau occupe une position centrale dans la biosphère et dans I'œuvre de ce peintre illois, professeur d’arts plastiques depuis six ans, à l'Institut français de Barcelone, après avoir enseigné en Guadeloupe, Tunisie, Allemagne.

Un rapport privilégié que l’artiste entretient aussi avec d’autres éléments : la terre, l'air, mais encore avec les émotions qu'il tire de sa toile.

Plus de 300 personnes assistaient à ce vernissage en présence de M. Reliquet, directeur de l’Institut français de Barcelone.Julien Bernabé présentait en cette occasion sa dernière œuvre " Régina Caeli ", tirée de ses propres émotions, de ce rendez-vous pascal où, avec tous ses amis, il partage un moment rare et intense : J’apprécie le " Régina ", il me fascine. C'est en écoutant le CD (groupe folklorique illois sous la direction de Marie-Ange Hermann et Octave Production ont gravé ce CD avec les versions chœur et orchestre et orchestration des œuvres de Joseph Coll et Jean Colomer) que j'ai commencé le tableau. Il m'est arrivé de peindre en écoutant de la musique, notamment sur le " Jeux d’eau " de Ravel.On retrouve dans le tableau de Julien Bernabé l'élévation de ce chant quasi symphonique œuvre de joseph Coll et Jean Colomer, avec ces verticales et obliques montantes, ses ors. Un maelström pictural, une peinture sensorielle qui se met à la hauteur de l'œuvre et la respecte.

Pour ceux qui ne connaissent pas l'œuvre de Julien Bernabé, il est désormais possible de le retrouver sur Internet en tapant: http://perso.orange.fr/bernabe/, ou à son domicile de la route de Corbère.